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Mardi 10 novembre 2009 | 16h24
Jaimelesartistes.fr : l'arroseur arrosé !
Pour une bête histoire de nom de domaine, le site gouvernemental "Jaimelesartistes.fr" vient de tomber aux mains des anti-Hadopi ! ou : quand le Gouvernement nous fait beaucoup rire...
Christine Albanel, ministre de la Culture et de la Communication en 2008, lançait le site Jaimeslesartistes.fr pour soutenir le projet de loi Hadopi et sensibiliser l’opinion publique à la lutte anti-piratage.
Ironie du sort, ce site vient de passer sous la coupe des anti-Hadopi et de rouvrir sous l’appellation Jaimelesartistes.info, sous titré “Mais j’aime toujours pas les majors”!
Comment est-ce possible ?
Le ministère de la Culture n’a pas renouvelé le droit d’exploitation du domaine Jaimelesartistes.fr, un comble ! Les anti-Hadopi en ont donc profité pour mettre la main dessus.
Selon ses auteurs, le site Jaimelesartistes.info se présente comme «une modeste réponse au site de propagande “jaimelesartistes”, commandé par le ministère de la “culture” et les lobbys de l’industrie musicale, et qui tente péniblement de faire avaler la dangereuse pilule “Hadopi”».
Ce ''nouveau'' site délivre aujourd’hui une série de liens menant vers des articles de sites Web d’informations, de blogs ou de collectifs, comme la Quadrature du Net, dénonçant l’instauration de la loi contre le téléchargement illégal.
Un gaspillage honteux
Le gouvernement n’a pas réagi à la récupération d’un portail spécialement créé il y a à peine un an (et trop souvent piraté) pour promouvoir la loi Hadopi, en passe d’être promulguée, mais qui doit encore faire l’objet de quelques ajustements, après la décision du Conseil Constitutionnel.
Lionel Tardy, député UMP de la Haute-Savoie, dénonce la nonchalance du ministère de la Culture :
«Résultat, 50 à 85 000 euros de gaspillés, plus de site dédié à la pédagogie sur la loi Hadopi (...)». «Honnêtement, ça fait vraiment pas sérieux. On a vraiment l’impression qu’au ministère de la Culture on est encore à l’ère du papier, pas du numérique. Si c’est un oubli, c’est extrèmement regrettable … si c’est fait exprès, c’est encore pire […]».
Delphine Santini
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