Dossier
Vendredi 24 octobre 2008 | 11h29
Trés haut débit en zones ruralesHabitant la Lozère,dernier département en termes de population ((74000 habitants ,loin derrière l'avant dernier ,la Creuse 123000 habitants) ) mais l'un des plus beaux , je suis heureux d'intervenir sur cet espace de nos amis alsaciens et les en remercie.
Quand je vois ce que fait l’Alsace avec Internet dans tous les domaines ( mise en place de réseaux haut débit, événements hi-tech et TIC,guides pratiques pour les collectivités, conseils de quartier (http://www.vousaussi.org/) etc…. je rêve ! et me dis que la Lozère,territoire « hors concurrence » s’il en est n’a aucune chance si des mesures radicales ne sont pas décidées en faveur des zones rurales.
La Lozère,symbole de la ruralité s’il en est, pourrait devenir un territoire symbolique de la ruralité moderne (mariage du terroir et de l’Internet) pour peu qu’on lui donne un accès égalitaire à l’économie de la connaissance via des infrastructures pérennes en fibre optique. La volonté politique du département n’est pas en cause, ce dernier s’étant doté d’une dorsale numérique sur l’A75 et tentant, en aérien, de « pousser la fibre » le plus loin possible. Mais les limites d’une telle volonté sont vite atteintes dans un département dont le budget est ridiculement faible
Dans le cadre d’un aménagement équilibré du territoire le département symbole de la ruralité mérite mieux. Ce qui pourrait être fait en Lozère avec du très haut débit pourrait être exemplaire pour bon nombre de territoires ruraux. Dés l’annonce d’un plan très haut débit par le gouvernement début 2007 les Webs du Gévaudan, association de promtion du très haut débit en Lozère, appelaient l’attention des pouvoirs publics sur les « oubliés » du très haut débit.
(http://www.lozere-online.com/websdugevaudan/index.php?2007/07/08/69-les-oublies-du-tres-haut-debit-en-2015 )
Le plan numérique 2012 qui vient d’être présenté confirme ces craintes. En dépit de très nombreuses mesures allant dans le bon sens (droit opposable, actualisation tous les deux ans du débit minimal et du tarif maximal, attribution de nouvelles fréquences aux opérateurs télécoms pour « booster » la téléphonie et l’Internet mobile, encouragement du télétravail et de l’administration électronique, etc.) sa définition du « haut débit » est éminemment contestable et le droit opposable est un droit à un service Internet minimum et non un droit au haut débit tel que nous l’entendons aujourd’hui. La guerre de 40 n’a pas été gagnée avec des armes de 14 ! La « guerre numérique » se gagnera avec du très haut débit et pas avec du 512 k !
L’économie de la connaissance sera basée demain sur le très haut débit et non sur le haut débit ! Le gouvernement l’a d’ailleurs compris lorsqu’il encourage le développement de la production et de l’offre et de contenus « lourds » ( vidéo sur Internet, presse, jeux vidéo, logiciels). Mais il ne va pas jusqu’au bout de sa propre logique !
Dans le plan aucune obligation n’est faite aux opérateurs d’installer des réseaux de fibre optique en zones rurales, ces réseaux étant naturellement « réservés » dans la logique de marché, aux territoires « rentables » ! Aucun budget n’est prévu par l’Etat qui s’en remet aux collectivités territoriales (région,département,communes… ) mais sans leur donner des moyens supplémentaires à cet effet ! A défaut de budget on aurait pu prévoir un système de péréquation alimenté soit par une taxe sur les opérateurs soit par le prélèvement de quelques euros supplémentaires sur tous les abonnés haut débit ( amortissement du « fibrage » de toute la France amortissable en 30 ans !). Rien de tout cela n’est prévu ! D’autre part le « droit à la fibre » dont il avait été question lors des assises parait avoir disparu du paysage numérique !
A l’heure où l’on trouve des centaines de milliards que l’on espère récupérer quand la conjoncture sera meilleure n’est-il pas temps de « renverser » la question habituelle ( « quel serait le coût d’un fibrage généralisé du territoire » ? ) par une autre : « Combien ferait économiser à l’économie française, dans une logique de développement durable et de mieux être des populations, le fibrage généralisé de la France ? ». Mais pour répondre sereinement à la question il faut, comme dans d’autres domaines, que la puissance publique s’implique pour décider de mettre quelques garde fous aux règles de « sainte concurrence » ?
La Lozère a besoin d’un plan très haut débit pour acquérir une visibilité numérique susceptible d’attirer les travailleurs de l’économie de la connaissance et compenser la faiblesse de ses infrastructures physiques. La géographie étant ce qu’elle est l’amélioration des infrastructures physiques a ses limites, celles des infrastructures numériques non pour peu que la volonté politique soit au rendez vous !
Pierre Ygrié
Webs du Gévaudan
http://www.lozere-online.com/websdugevaudan/index.php?2004/12/28/13-bienvenue-sur-le-blog-des-webs-du-gevaudan
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Posté le mercredi 29 octobre 2008 à 07h06 par Pierre Ygrié
J’entendais hier à la radio qu’il y avait en France 160 millions de téléchargements de films sur Internet ,soit près de 3 par français, bébé compris !
Avec la généralisation du très haut débit par fibre qui permettra, de télécharger un dvd en 10 minutes ou moins contre 2 heures en Adsl à 8 mégas et 9 heures en Wimax à 2 mégas ( cf guide fibre optique Alsace ) ce chiffre est appelé à croître sensiblement
Parmi les mesures de répression envisagées à l’occasion des débats parlementaires en cours figurent la « restriction des débits » !
Les ruraux en bas débit (le « vrai »,pas le 512 !) apprécieront cette « punition » ,eux qui n’ont pas besoin d’avoir fauté pour être « punis » !
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Posté le mardi 28 octobre 2008 à 15h01 par CLAUDE48
je souscris à ce qui a éte écris ci_dessus, moi même nomade ( 2 résidences ) je connais ADSL 8mbts et bas débit 56kbts( jamais atteint) .
je sais donc ce que je ne peux plus faire en bas débit, expérience intéressante quand le même internaute utilise les deux .le fossé entre les deux est terrible et pas seulement parce que c'est moins rapide , mais surtout parce que l'on ne peut envisager beaucoup de choses , il faut se limiter au minimum ou être à la retraite ou avoir une ligne spécifique, sinon le telephone n'est plus utilisable.
Alors quand je lis France Numerique 2012 qui démarre dans l'espace rural à 512 kts actualisable je dis il y a deux France car le WEB c'est la connexion de toute la planéte tout temps , c'est une rupture de l'isolement, quand on est branché,on a les mêmes chances de développement économique qu'ailleurs,c'est un formidable outil démocratique pour tous ruraux et urbains,c'est l'accés à un savoir universel,et ça concerne tous les ages , c'est une révolution souterraine, le tout est créateur de richesses le PIB augmente.
Alors pourquoi ne pas avoir plus d'ambition et dire le HD pour tous c'est à dire partout.
Au passage Bravo à l'Alsace qui est en marche pour le HD.
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Posté le samedi 25 octobre 2008 à 19h20 par Honnorat
La guerre de 40 n’a pas été gagnée avec des armes de 14 ! La « guerre numérique » se gagnera avec du très haut débit et pas avec du 512 k !
L'image est parfaite même si je rêve du 512 ko/s car pour charger cette page en très bas débit il m'a fallu attendre près de 3 minutes !!!
Et le temps de lire cet article l'affichage de ma facture Orange en fichier PDF n'est pas terminé, le tout pour 20 euros par mois. Voilà qui fait le ko au prix de l'or.
Où est l'esprit de solidarité qui a permis à nos parents d'électrifier TOUTE la France, et de porter le téléphone dans les zones rurales les plus isolées.
Oui un système de péréquation est indispensable.
Paul Honnorat
habitant des champs





















